Un point sur le concours Tripalium avec Gilles Courtois

L’Association Tripalium organise chaque année un concours de plaidoirie en droit du travail à destination des étudiants. Gilles Courtois, responsable communication de cette association, a accepté de répondre à nos questions.

Présentez-vous en quelques mots.

Gilles Courtois : Je suis juriste en droit social et passionné de sport et de voyages. Je m’occupe aussi de la communication du concours Tripalium depuis maintenant 3 ans.

Comment est né ce concours de plaidoirie ?

Gilles Courtois : Le Concours est né en 2012 sous l’impulsion de Florian Carrière ; son fondateur. Désireux, à l’origine, de faire rayonner le Master 2 recherche de Paris 2 dont il est originaire, le concours s’est dans un premier temps cantonné aux Universités Parisiennes.

À l’heure actuelle, nous recevons des candidats issus de toutes les Universités Françaises (Aix en Provence, Strasbourg..) et même internationales (Luxembourg). De même, le nombre de candidatures, depuis trois ans, a particulièrement augmenté puisque cette année le concours a reçu une centaine de candidats.

Pouvez-vous nous expliquer le déroulement du concours ?

Gilles Courtois : Nous lançons, comme chaque année, les inscriptions au tout début du mois de janvier et nous sommes censés les clôturer au début du mois de février. Les sujets du 1er tour sont volontairement très accessibles et envoyés bien en avance afin de permettre à tous les candidats, qu’ils disposent ou non de beaucoup de temps devant eux, de les préparer dans les meilleures conditions. Tout étudiant, dès la 3ème année, qui dispose de bases en droit social peut s’inscrire au concours de plaidoirie.

Le 1er tour a lieu fin février. Lors de leur arrivée, les participants sont accueillis par un pot d’accueil qui leur permet de  rencontrer les autres candidats et de se détendre avant leurs plaidoiries. L’association s’assure ensuite que tous les plaideurs sont présents et les invite à se rendre vers leurs salles respectives. Naturellement, les jurys sont invités à adopter une attitude bienveillante et à pousser les étudiants à donner le meilleur d’eux même

Chaque participant effectue sa plaidoirie devant un jury de 3 à 4 membres composé d’ avocats, de juristes, de DRH. L’ambiance des Conseil de prud’hommes est reconstituée. Le demandeur prend la parole en premier. Le défendeur lui donne la réplique. Le demandeur peut exercer un droit de réplique de 2 minutes. Le défendeur peut lui répondre. Les participants sortent de la salle après les plaidoiries. A l’issue des délibérations et dans un souci de permettre aux étudiants de progresser, les jurys donnent les qualités et axes d’amélioration de chaque participant.

A la fin de la matinée, les jurys donnent la liste des candidats retenus. La liste est envoyée aux candidats par mail et publiée sur Facebook. Cette année, sur la centaine de candidats présents, 36 ont été retenus pour passer le second tour.

A l’issue du 1er tour, les sujets du 2ème tour sont envoyés par mail le jour même  aux  candidats retenus. Volontairement un peu plus difficile d’accès, les candidats disposent néanmoins de 15 jours pour les préparer. Le 2ème tour a lieu à l’École de formation professionnelles des barreaux (EFB) dans le courant du mois de mars. Cette année, 16 candidats ont été retenus pour le 3ème tour.

Le 3ème tour a été crée en 2017 pour  faire face à l’afflux de plus de plus important, chaque année, de candidats  mais également pour atténuer la sélection entre le 2ème tour et la finale. Il a eu lieu au Cabinet d’avocat Ogletree Deakins.

La finale a eu lieu à la bibliothèque de l’Ordre des avocats. Les finalistes arrivent en avance pour être briefés. Les membres du jury sont aussi briefés. Un discours introductif est réalisé par les membres de l’association pour remercier les partenaires et expliquer le déroulement du concours.

Les deux finalistes ont chacun 20 minutes pour effectuer leur plaidoirie avec les mêmes règles qu’au premier tour. Les jurys posent des questions. A l’issue des deux plaidoiries, le jury délibère. L’équipe de l’association annonce le vainqueur et lui remet un bon  pour bénéficier robe d’avocat sur mesure offerte par Robe de Cour et un abonnement d’un an à la semaine sociale Lamy. Le perdant se voit remettre des ouvrages sur l’art de la plaidoirie. Le concours est clôturé par un cocktail.

Que voulez-vous apporter aux étudiants qui participent au concours Tripalium ?

Gilles Courtois : Le concours offre aux étudiants la possibilité de se mettre dans la peau d’un avocat en prenant la défense d’un dossier en droit social devant un parterre de professionnels reconnus du droit.

Excellent exercice pour des candidats qui se destinent en majorité à devenir avocat, le concours offre aussi la possibilité de bénéficier de conseils et d’axes d’amélioration par des jurys volontairement très sympathique et pédagogique. À cela s’ajoute la possibilité de rencontrer tout au long des épreuves, de nombreux professionnels et étudiants de nombreuses universités.

Enfin, c’est une belle opportunité pour s’entraîner sur des cas pratiques, faire preuve d’imagination et de rigueur juridique. Au stade de la finale, les étudiants ont la possibilité de travailler sur un véritable dossier qui a été remanié : ajout d’éléments, modifications, extrapolation.

Quels sont vos partenaires ?

Gilles Courtois : L’association bénéficie  depuis ses débuts du soutien précieux de l’EFB, qui met à notre disposition ses locaux et incite vivement chaque année ses étudiants à participer au concours, et de la Semaine Sociale Lamy qui offre au vainqueur un abonnement annuel à cette revue et organise autour de l’événement une communication particulièrement importante.

L’association peut aussi compter sur le soutien important de l’Université Paris II, qui offre un accès privilégié à ses locaux pour organiser le concours, et à l’HEDAC qui nous permet de bénéficier d’un nombre significatif de candidats.

L’association tient aussi à remercier l’artisan Robes de Cour qui offre chaque année au vainqueur une robe d’avocat confectionnée sur mesure.

Depuis ses débuts, le concours bénéficie du soutien d’un cabinet d’avocats prestigieux (Fromont Briens, August Debouzy, Bredin Prat, Willway et Associés). Cette année, il s’agissait du Cabinet d’avocats Hogan Lovells et du Cabinet d’avocats Saint Sernin.

Comment rejoindre l’association ?

Gilles Courtois : L’association est continuellement à la recherche de personne motivée, désireuse de la rejoindre dès la L3 et sans distinction en fonction de l’Université d’origine.

Vous pouvez contacter Tripalium AJDS sur notre nouvelle page Facebook ou envoyer un mail à concours.tripalium@gmail.com.

 

Propos recueillis par Lucie Bordron, Diplômée du Master 2 droit social et relations professionnelles de l’Université Paris Ouest Nanterre.